«II y a un effet évident du confinement sur l’augmentation des cancers»
- Amèle Debey
- 14 avr. 2024
- 13 min de lecture
Le professeur Martin Kulldorff enseignait dans la meilleure université du monde jusqu’à la crise Covid. Renvoyé de Harvard pour un désaccord sur l’obligation vaccinale, le biostatisticien et épidémiologiste spécialiste des maladies infectieuses se bat désormais contre le gouvernement américain pour défendre la liberté d’expression. Suédois d’origine, le scientifique est notamment revenu pour L’Impertinent sur la stratégie sanitaire de son pays natal, l’avenir de la santé publique et l’omerta du milieu scientifique. Entre autres.

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Amèle Debey, pour L’Impertinent: A quel moment vous êtes-vous dit que quelque chose clochait dans notre gestion de la pandémie de Covid?
Pr Martin Kulldorff: C’était début 2020. Lors de l’émergence de l’épidémie dans le nord de l’Italie et en Iran, qui étaient les premiers cas en dehors de la Chine, il était évident pour moi – comme pour tout épidémiologiste spécialiste des maladies infectieuses compétent – que le virus allait se propager dans le monde entier tôt ou tard. J’ai été inquiet pendant 20 minutes, puis j’ai regardé les données de décès et j’ai constaté qu’il s’agissait de personnes âgées. En fait, à partir de 70 ans, le risque de mourir du Covid était 1000 fois plus élevé que pour les plus jeunes. Les enfants et les jeunes adultes encouraient un risque minuscule.
La réponse de santé publique adaptée aurait donc été de protéger les personnes âgées autant que possible, tout en laissant le reste de la société vivre normalement. Les enfants devaient continuer à aller à l’école, les malades continuer à aller chez le médecin – en particulier ceux souffrant de cancers ou de maladies cardiovasculaires. Au lieu de cela, on a décidé de confinements censés éliminer totalement le virus, alors que ce n’était pas possible. Tout comme pour la grippe d’ailleurs, cela ne fonctionnerait pas. Il s’agissait d’une approche peu judicieuse qui ignorait des siècles d’expérience en santé publique.
Désormais, on peut en voir les dommages collatéraux dans l’explosion de la mortalité due au cancer, aux maladies cardiovasculaires et dans l’augmentation des problèmes de santé mentale.
Vous avez été renvoyé d’Harvard parce que vous n’avez pas voulu vous faire vacciner. C’est bien cela?
Oui. Le désaccord portait sur l’immunité post-infectieuse. Depuis 430 av. J.-C. et la peste athénienne, nous savons que survivre à une maladie revient à en être immunisé ensuite. Parfois c’est une immunité complète, comme avec la rougeole, parfois c’est une immunité partielle, qui nous permet de combattre la maladie et d’encourir moins de risque si elle se présente à nouveau, comme dans le cas d’autres coronavirus autant que du Covid-19. C’était donc ascientifique et contraire à l’éthique de demander à des gens qui avaient déjà eu le Covid de se faire vacciner.
(Re)lire le texte de Martin Kulldorff sur son licenciement: Harvard piétine la vérité
Ascientifique parce que l’immunité conférée par l’infection était supérieure à celle conférée par la vaccination. Contraire à l’éthique parce que d’autres personnes avaient plus besoin de ce vaccin que moi, comme ma voisine de 70 ans, les pays d’Amérique du Sud ou d’Afrique. Il n’y avait pas assez de vaccins pour tout le monde, mais le gouvernement américain a forcé des gens qui n’en avaient pas besoin à le faire, comme les jeunes et les personnes déjà immunisées naturellement.
Si vous êtes provaccin, vous devez être opposé à l’obligation vaccinale.
Harvard a levé l’obligation vaccinale il y a quelques semaines. Y a-t-il une chance que vous soyez réintégré?
Oui, j’ai été ravi de l’apprendre pour les étudiants.
On ne m’a pas proposé de récupérer ma place et je doute qu’on le fasse, mais ils font ce qu’ils veulent.
Dans le texte que vous avez rédigé pour raconter votre expulsion de l’Université d'Harvard et ce qui a précédé, vous dites que la plus grande partie du soutien que vous avez reçu a été apportée en coulisses par des professeurs qui ne souhaitaient pas s'exprimer publiquement. Comment expliquez-vous cela?
Je crois que la peur de s’exprimer dans ce contexte pour un scientifique est naturelle, parce que si vous êtes contre le narratif officiel, vous êtes marginalisés.
«Il n’y a pas de science sans liberté d’expression»
De plus, ce narratif était promulgué par Francis Collins, le directeur de l’Institut national de santé (NIH, National Institute of Health, ndlr), ainsi qu’Anthony Fauci, directeur de l'Institut national des allergies et maladies infectieuses (NIAID). Contredire ces deux personnages revient à complexifier sa levée de fonds pour la recherche. Des fonds nécessaires non seulement à faire vivre les scientifiques, leurs collaborateurs, leur famille mais aussi à financer le laboratoire. S’exprimer publiquement, c’est donc non seulement risquer sa réputation et son travail, mais aussi le financement de ses recherches. Je comprends pourquoi les gens se sont tus.
Cela veut donc dire que la science est totalement biaisée alors, non? Si tout ce qu’on peut dire et faire n’est qu’une question d’argent, c’est très inquiétant?
Oui. (Long silence)
Pensez-vous que la science est morte?
La science sera toujours là, qu’on l’étudie ou pas. Mais je suis effectivement très, très inquiet pour le milieu scientifique. Il n’y a pas de progrès scientifique sans débats ouverts et cordiaux, même s’ils peuvent parfois être très passionnés. Cela s’est toujours passé comme ça dans le passé et si cela s’arrête, la science cessera de progresser. C’est inquiétant car le milieu scientifique est un des piliers de la société occidentale et l’est depuis des siècles. Il n’y a pas de science sans liberté d’expression, notamment d’expression des idées.
On a beaucoup entendu «On est plus intelligents après». Les gouvernements auraient fait de leur mieux, au plus proche de leurs connaissances. Que pensez-vous de cet argumentaire?
Tout le monde a droit à l’erreur, mais il ne s’agit pas de ça ici. Car lorsque l’on annonce une action et que l’on censure, diffame ou attaque toute personne qui la remet en question, c’est qu’on n’est pas vraiment en train de chercher la meilleure voie à prendre.
Par exemple, la Suède est le seul grand pays d’Europe à n’avoir pas confiné sa population et à avoir laissé les écoles ouvertes. Ces décisions ont été violemment attaquées par les médias et les politiciens du monde entier. On ne peut pas se conduire de la sorte et prétexter ensuite que l’on ne savait pas, ou qu’on a fait de notre mieux.
(Re)lire notre reportage en Suède: Comment la Suède démontre l’inefficacité des principales mesures sanitaires
Il y a d’autres éléments que je peux comprendre, par exemple: au début on intubait les malades, mais on s’est rendu compte que cela les tuait plutôt que de les sauver, alors on a arrêté de le faire. On a donc remis en question une décision qui avait été prise sans preuve scientifique de son efficacité.
Je peux comprendre qu’on ait pu faire des erreurs, mais la seule à ne pas commettre était de supprimer la discussion et la liberté d’expression autour de ce sujet. J’ai été censuré par les réseaux sociaux sur ordre du gouvernement américain pendant cette période et je suis désormais plaignant aux côtés de Jay Bhattacharya et d’autres dans le procès Missouri vs Biden. Il y a le même problème en Europe avec le Digital Services Act (législation sur les services numériques, ndlr), promulgué en 2022. Un régime insidieux de censure se met en place et on ne peut pas accepter un tel autoritarisme.
D’un autre côté, je comprends pourquoi ils l’ont fait: pour mettre en place les confinements sans arguments scientifiques, ni bonnes raisons de santé publique, le seul moyen était la censure et la diffamation des voix discordantes, ou leur lynchage médiatique. C’est l'option pour laquelle ils ont opté.
Comment s’est passée l’audience devant la Cour suprême? Pensez-vous qu’il y a une chance qu’elle statue en votre faveur?
Je ne sais pas, je ne suis pas avocat, je n’ai aucune idée de comment ça fonctionne. Mais je pense que ces choses-là ne seront pas jugées en justice, au bout du compte, mais bien par le public. La Cour suivra le sentiment du public.
Je pensais qu’il y avait un consensus social sur le droit à la liberté d’expression dans nos pays, mais cela ne semble plus être le cas désormais et cela m’inquiète énormément. Laissez-moi vous donner un exemple: aux Etats-Unis, j’étais considéré comme un hérétique pour mon opposition à la stratégie mise en place. Mais en Suède, mon pays natal, je faisais partie de l’avis majoritaire et j’ai été invité à publier des articles dans les journaux.
«L'ouverture au débat explique que la confiance du public envers les autorités sanitaires soit intacte en Suède»
Mais il y avait un groupe de 22 scientifiques opposés à l’approche gouvernementale suédoise. Ils plaidaient pour un confinement, comme la plupart du reste du monde. Cependant, ils ont également pu publier dans les médias pour critiquer la stratégie des autorités. J’étais opposé à leurs arguments, mais en même temps reconnaissant envers eux de les avoir exprimés. Je suis heureux qu’ils aient pu le faire, car il y avait forcément des gens qui partageaient leurs inquiétudes et cela a pu donner lieu à un débat très passionné, mais nécessaire.
Je pense que ce débat ouvert constitue la raison pour laquelle la confiance du public envers les autorités sanitaires est intacte en Suède. Ce qui a facilité la confiance dans le vaccin quand il est arrivé. C’est tout le contraire aux Etats-Unis, où la confiance du public a chuté, pour des raisons tout à fait compréhensibles.
Quand les gens ont un avis différent du mien, j’apprécie qu’ils prennent le temps de l’exprimer. C’est de ce genre de dialogue dont nous avons besoin.
Comment expliquez-vous que la Suède n’ait pas suivi le mouvement?
La Suède a suivi les principes basiques de santé publique ainsi que les plans pandémie déjà existants. Donc la vraie question devrait plutôt être: pourquoi est-ce que le reste du monde est devenu fou en expérimentant des pratiques jamais vues qui allaient à l’encontre de toutes les bonnes pratiques de santé publique?
Mais, pour répondre à votre question, je crois que c’est parce que les décisionnaires, dont Anders Tegnell (le Monsieur Covid suédois, ndlr), réfléchissaient par eux-mêmes et avaient une idée claire de la direction à prendre. Une autre raison est que ces confinements ont impacté la classe moyenne et la classe ouvrière le plus durement. Les vulnérables et les pauvres du monde entier. Tandis que la «laptop class», les cols blancs auxquels j’appartiens pouvaient facilement travailler depuis la maison et se faire livrer des pizzas.
La situation était invivable pour les classes moyennes à basses, alors qu’elle était supportable pour les autres. La Suède est un des seuls pays où le Premier ministre vient de la classe ouvrière. Il est soudeur et c’est un type très intelligent. Je pense que ceci peut expliquer cela.
Je peux vous dire que mon pays m’a manqué pendant la pandémie, car j’étais coincé aux Etats-Unis.
J’imagine! Pourquoi avez-vous quitté le Groupe sur la sécurité des vaccins du Comité de conseils sur les pratiques d’immunisation chapeauté par le Centers for Disease Control and Prevention (CDC, l’autorité de santé publique américaine)?
En 2020, le CDC m’a demandé de participer à ce comité censé assurer la sécurité des vaccins. C’était bien avant qu’il soit disponible, il était bon de se préparer. J’ai été renvoyé de ce comité au printemps de la même année. Je suis probablement la seule personne à avoir été renvoyée par le CDC pour être trop provaccin.
On avait obtenu des rapports selon lesquels le vaccin de Johnson & Johnson causait des caillots sanguins chez les femmes de moins de 50 ans. Ils ont donc voulu mettre le vaccin sur pause, ce que je trouvais approprié pour les jeunes femmes, puisqu’elles étaient concernées et qu’elles n’avaient pas besoin du vaccin de toute façon. Cependant, j’étais opposé à ce qu’on le rende indisponible pour les plus âgés, car nous étions en pénurie à l’époque. J’étais opposé à cette décision et comme elle n’a fait l’objet d’aucune conversation, j’ai rédigé un article dans The Hill pour exprimer mon opinion. Ce qu’ils n’ont pas apprécié, alors ils m’ont viré. Quatre jours avant de lever l’interdiction de ces vaccins.
On voit donc qu’il n’était pas question d’être pro ou antivax, mais d’être ou non loyal à la stratégie en place et au CDC. Mais ce n’est pas ainsi que la science opère. Je ne vois pas l’intérêt d’appartenir à un comité si c’est pour exprimer le même avis que les autres. Si on me demande de participer, alors je donnerai mon opinion honnêtement, dans une perspective de santé publique. Sinon c’est inutile.
Un statisticien français défend la théorie selon laquelle le vaccin aurait un impact sur la natalité, puisqu’il impacte les menstruations. Avez-vous des données scientifiques qui vont dans ce sens également?
J’ai entendu parler de ça, mais je n’ai pas encore vu d’éléments qui allaient dans ce sens. Il y a probablement des études que j’ai manquées, donc je ne peux pas m’exprimer en l’état. Les effets secondaires que je connais sont les myocardites, en particulier chez les jeunes hommes. Mais nous n’avons pas encore une vision globale sur cette situation. Il y a encore beaucoup d’inconnues sur les réactions à ce vaccin.
Que pensez-vous de l’augmentation des cancers chez les jeunes. Est-ce lié au vaccin ou s’agit-il davantage d’un dommage collatéral du confinement, comme vous le mentionniez tout à l’heure?
Pour le vaccin je ne sais pas, comme je le disais. En revanche, il y a un effet évident du confinement sur l’augmentation des cancers, parce qu’en 2020 il y en avait beaucoup moins. Non pas parce qu’ils n’étaient pas là, mais parce qu’ils n’étaient ni diagnostiqués ni traités. On s’attendait à cette détérioration. Il y a également un effet du confinement sur la mortalité due au cancer.
C’est précisément pourquoi l’un des principes de santé publique est de ne pas regarder une maladie uniquement avec un œil actuel, mais également d’anticiper dans la durée. Avec le Covid, on l’attrapait et on mourrait ou non. Tandis qu’avec le cancer, si on le détecte en 2020, on ne meurt pas nécessairement la même année. Il y a donc un effet différé des conséquences du confinement.
Le pic de mortalité causé par le virus est également remis en question. Quel est votre avis là-dessus?
Il y a bien eu un pic. Pour le savoir, on prend le taux de mortalité des trois ou quatre années précédant la pandémie, celui des années suivantes et on compare avec ce qu’il aurait dû être en fonction des années précédentes. Je pense que tous les pays occidentaux ont connu une mortalité supérieure à celle attendue. Mais cela est dû à deux choses: le Covid en lui-même et les confinements.
Les gens n’ont pas pu se rendre à l’hôpital en cas de maladie cardiovasculaire par exemple. Mais c’est une combinaison du virus et des dommages collatéraux de la stratégie de santé publique employée. D’ailleurs, la Suède a le taux le plus bas d’excès de mortalité des pays occidentaux.
Peut-on vraiment comparer la Suède avec l’Italie par exemple? Il n’y a pas le même climat, pas la même démographie…
Si les confinements fonctionnaient, on verrait un excès de mortalité plus important en Suède or, ce n’est pas le cas.
Mais il est important de préciser que pour faire ces comparaisons, on ne prend pas les chiffres de Suède et d’Italie pendant le Covid. Car la Suède a une durée de vie supérieure à celle de l’Italie, et ce depuis avant la pandémie. On compare le changement entre l’avant et l’après-pandémie en Suède, puis on fait la même chose avec l’Italie.
Dans une conversation que vous avez eue avec le professeur Scott Atlas, de Stanford, vous en arriviez à la conclusion que la santé publique était brisée, mais vous évoquiez des espoirs et des moyens de la réparer. Lesquels?
La santé publique doit être basée sur la confiance entre les autorités et le public. Et cette confiance doit aller dans les deux sens. Il faudrait donc arrêter ces obligations vaccinales qui nuisent à cette confiance.
Plus important encore, il faut reconnaître ses erreurs. Par exemple, en Suède ils ont commis des erreurs dans les maisons de retraite en 2020. La rotation du personnel était beaucoup trop élevée. Anders Tegnell l’a reconnu et je crois que c’est la recette de la confiance. Le CDC aux Etats-Unis devrait reconnaître qu’il a commis des erreurs et les nommer.
«Insinuer dans l’esprit des gens l’idée qu’ils étaient protégés par le masque était non seulement dangereux mais également faux»
Le troisième élément est de toujours être honnête. Durant la pandémie, Anthony Fauci et consorts ont affirmé bien des choses qui n’étaient tout simplement pas vraies. Les gens s’en rendent compte et la confiance s’étiole. Par exemple, ils ont dit que le vaccin stoppait la transmission, ce qui n’était pas vrai. Ils ont dit que les masques protégeaient du virus; or, des études publiées au Danemark et au Bangladesh ont démontré que le masque n’a que peu d’effet – voire aucun – sur la transmission. Insinuer dans l’esprit des gens l’idée qu’ils étaient protégés par le masque était non seulement dangereux mais également faux.
En santé publique, il faut faire attention à n’affirmer que ce que l’on sait et lorsqu’on ne sait pas à le dire.
Lors de ma dernière interview avec Jay Bhattacharya, il a exprimé la crainte de voir les mêmes erreurs commises se répéter lors de la prochaine pandémie, puisqu’elles n’ont pas été assumées. Est-ce une inquiétude que vous partagez?
Non. Je pense qu’ils essaieront peut-être, mais n’y parviendrons pas. Parce que le public a compris les dégâts qui ont été causés et n’acceptera jamais plus d’être confiné. C’est la pression de l’opinion publique qui a fait sauter les confinements.
En octobre 2020, lorsque j’ai rédigé la Déclaration de Great Barrington avec Jay Bhattacharya et Sunetra Gupta, je leur ai dit que je ne pensais pas que nous parviendrions à convaincre les politiciens, les médias, Anthony Fauci ou d’autres bureaucrates de la science, ni même les juges. Mais qu'on pouvait convaincre le public, et c’est exactement ce qui s’est passé.
Puis les politiciens ont fini par suivre, parce qu’ils sont forts pour analyser ce que veut le public. Ce sont les gens qui ont mis un terme à cette folie et je ne pense pas qu’ils accepteront la même chose dans les années à venir.
J’ai maintenant deux questions de la part de mes abonnés. Luce aimerait savoir si vous avez «pu étudier, en tant qu’épidémiologiste, l’effet des médicaments préventifs en relation avec la maladie Covid-19, en particulier la vitamine D ou la vitamine C à haute dose?»
La vitamine D est importante. L’une des plus grosses erreurs commises lors de la pandémie a été de dire aux gens de rester chez eux, alors qu’il était important de s’exposer au soleil et de faire de l’exercice. Ces vitamines sont nécessaires en règle générale, mais elles le sont d’autant plus durant une pandémie.
Question de Philippe: «Dans votre article paru dans le City Journal, vous laissez entendre qu’il aurait fallu ne pas injecter les enfants et les jeunes adultes, mais qu’il eût été très utile de pouvoir «vacciner» un maximum de personnes âgées; qu’entendez-vous par «personnes âgées»? Partant de l’idée que nous avons su assez rapidement que l’injection n’empêchait pas la propagation du virus, n’aurait-il pas été plus intelligent de laisser toute personne décider librement de se faire injecter ou non, quel que fût son âge?»
Je suis absolument contre l’obligation vaccinale dans tous les cas. Aux Etats-Unis, elle visait surtout les étudiants et pas les personnes qui auraient le plus bénéficié du vaccin. La pression était moindre sur eux.
Quant au vaccin et aux personnes qui devraient le faire, il faut estimer la balance bénéfices/risques. Pour les gens âgés, elle était favorable. Je pense que le vaccin a sauvé des vies en 2021. Pour ce qui est des boosters, je ne sais pas, car nous manquons encore de données. Pour les jeunes, elle était défavorable. Selon moi, ils n’auraient pas dû se faire vacciner.
N'en avez-vous jamais marre de parler de ce sujet?
Je comprends que les gens soient passés à autre chose, il y a bien d’autres problèmes à gérer. Je suis content que les confinements soient terminés, mais pour moi il est désormais important de se battre pour la liberté d’expression. L’état de la science et de la censure sont des combats que nous devrions tous mener, si nous ne voulons pas perdre la société telle que nous la connaissons.
Bravo, très intéressant ! Et surtout j'apprécie la conclusion de son entretien lorsqu'il nous dit : " Je
comprends que les gens soient passés à autre chose".
En effet, nous devons passer à autre chose, mais ceci ne signifie absolument pas que nous devions chasser cette "kolossale" machination de notre mémoire collective, bien au contraire.
Il faut nous tenir prêts, car les manipulateurs eux le sont...
Que faut-il faire pour que la vérité éclate au grand jour et soit prise en considération? La crainte qui paralyse les langues c'est la responsabilité des fautifs et le désir de vengeance de certaines victimes. Les personnes courageuses qui osent aborder le sujet de front risquent toujours leur réputation voire leur vie porfessionnelle. Comment les soutenir? Tant que la réalité n'aura pas été officiellement reconnue, la confiance en les autorités restera chancelante et la liberté d'opinion menacée.
Merci pour cet article! ça fait du bien de lire des gens intelligents.
Un article qui devrait trouver écho : )